Ils L’ont fait !

Sur le parquet du gymnase Louis Lumière à Paris c’est une véritable scène de liesse à laquelle on assiste: le camp français euphorique vient tout juste de réaliser qu’il sera de l’aventure en septembre prochain à Rio. 4 ans après avoir été l’invité de dernière minute à Londres, les bleus ont décidé de remettre ça. Une équipe décidément abonnée aux exploits.

Un premier exploit contre le Danemark

Les français avaient donc l’avantage d’évoluer à domicile pour ce tournoi de qualification olympique. Un petit plus certes mais pas non plus de quoi se mettre dans la peau du favori du tournoi. Une étiquette nettement plus adéquat aux « eagles » américians, qui faisaient figure de grandissime favoris. Derrière les débats sont plus ouverts mais la Nouvelle- Zélande et le Danemark partent avec une petite longueur d’avance. Voilà pour le topo.

Dès le 1er jour les tricolores vont montrer qu’ils répondent présent. Après avoir écrasés les finnois pour le match d’ouverture (68-34) les français ne laissent aucune chance aux danois. Certainement surpris de la fluidité du jeu tricolore et un brin fatigué après leur match éprouvant contre les américains, les danois s’inclinent (58-52). Une première journée parfaite qui en dit long sur les intentions des bleus. Pourtant la suite sera un peu plus compliquée: le lendemain les Eagles giflent sévèrement l’hôte 63 – 41, puis dans la foulée les néo-zélandais s’imposent 56-51. Pas de quoi déstabiliser les bleus cependant qui reprennent l’ordre de marche en dominant assez nettement le voisin allemand (63-45). La victoire contre le Danemark va s’avérer alors capitale puisqu’elle permet au camp français de finir troisième et d’éviter de croiser la route des américains en demi-finale.

Les Wheel blacks renversés !

C’est le véritable match à enjeu de ce tournoi : le vainqueur atteindra la finale significative de qualification pour les jeux paralympiques. Le Graal. Devant une salle comble et debout qui résonne au son des « Allez les Bleus » les français prennent l’avantage dès le 1er quart temps. La tension est palpable, les minutes s’allongent au fil du match. Mais les bleus tiennent bon. A l’envie et au courage ils s’imposent de trois petits points 51-48. Même le haka « musclé » du début de match ne les aura pas déstabilisés. La crispation laisse alors la place à la joie et au bonheur, certains ayant même du mal à retenir leurs larmes. Et on peut les comprendre, les jeux c’est quand même quelque chose.

La défaite en finale contre les Etats-Unis (54-45) restera en fait anecdotique, mais les deux victoires contre le Danemark et la Nouvelle-Zélande sont deux vrais exploits. C’est là une bien belle page que viennent d’écrire les joueurs de l’équipe de France, avec ce scénario « à la française » tout à fait incroyable. L’histoire se poursuit donc du 7 au 16 septembre prochain, avec un nouveau chapitre qui s’annonce une fois de plus palpitant.

Félicitations à toute l’équipe de France, au staff et à nos 4 petits toulousains: Jonathan HIVERNAT, Rodolphe JARLAN, Pablo NEUMAN et Christophe SALEGUI.